Brenda

Brenda
Brenda

Rencontrons Brenda notre  brésilienne préférée. Une guerrière bien dans sa peau et dans ses cheveux.

Brenda belle au naturelle

Brenda belle au naturelle

  • Quel est ton leit-motiv?

Fais-le tout simplement! Ou en anglais, just do it! Si tu veux faire quelque chose qui te fait peur, parfois il faut ne pas en penser trop avant… Fais-le!

  • Raconte nous ton parcours capillaire

La première fois que j’ai eu les cheveux défrisés, j’avais 7 ans. C’était horrible, mes cheveux sont devenus faibles en quelques mois. Je me rappelle encore de l’odeur répulsive de la crème défrisante et la douleur pour tirer mes cheveux jusqu’à ce qu’ils soient « lisses ».

J’ai vécu comme ça pendant 12 ans. Me faire défriser chaque mois, c’était quelque chose de très automatique pour moi. Je n’avais jamais pensé à faire autrement.

Mais un jour, à  19 j’ai décidé que je ne me défriserait plus. Ma famille et mes amis ont ét été très troublés par ma décision. Ils se moquaient beaucoup de moi et j’ai resté bien endolori envers quelques uns. Une fois ma mère m’a demandé de ne pas dire aux autres que j’étais sa fille parce qu’elle avait honte de moi, à cause de mes cheveux.
A cette époque, les cheveux crépus étaient quelque chose d’exotique ici où les gens sont très conservateurs. Je ne les ai pas écouté et un jour, après 4 mois de transition, j’ai décidé de couper les cheveux, j’ai presque rasé la tête. Ma mère a beaucoup pleuré et tout le monde en était  choqué. Mais je ne m’importais plus. Rien de ce qu’ils  disaient pourrait me faire du mal.
Maintenant mes cheveux ont bien poussés et la tendance d’acceptation du naturel est arrivée avec plus de force. J’écoute  seulement des louanges envers mes cheveux, et j’essaie d’influencer mes amies, mes soeurs et ma mère.

Malheureusement beaucoup d’entre elles ont encore peur du jugement de la société. Elles pensent que l’acceptation des cheveux black power est juste une mode comme dans les années ’70. C’est une dommage, parce qu’on sait qu’on vit maintenant une époque d’échange sociale, pas une mode.

  • Si tu devais le résumer en un seul mot

Si je pouvais résumer mon parcours dans un mot, ce serait… RESISTANCE! Et si j’avais encore autre mot, ce serait “amour”

  • Ton indispensable

Mes produits fétiches sont Bepantol, Yamasterol, huile de coco et huile d’olive!

  • Au fait, tu fais quoi dans la vie?

Je suis étudiante de Relations Internationales et je travaille dans une banque; je  fait  l’analyse des contrats d’échange. Je passe mes journées hors de la maison et je trouve plutôt drôle quand les gens me disent qu’ils aiment les cheveux crépus  mais ne les portent pas à cause du manque de temps parce que ça donne travail. C’est pas du tout vrai! Tu peux travailler, étudier, participer d’une infinitude de groupes, aller à l’Église chaque jour, avoir temps pour ta famille et amis et avoir les cheveux crépus. Il ne prend que 2 ou 3 heures pour semaine pour les démêler et ensuite tout est une party!

  • Comment as tu connu la tribu?

J’ai connu la Tribu en recherchant sur Facebook pour trouver plus de gens crépues parce que je me sentais plutôt seule et sans support pendant ma transition. Savoir qu’il y a autant d’autres filles comme moi, qui ont défié tout le monde pour  l’acceptation de ce qu’elles sont simplement c’est quelque chose qui m’a beaucoup renforcé dans ma décision de suivre la transition. Et même aujourd’hui,  j’aime bien trouver autres gens dans la même situation ou dans la transition… je cherche à les   influencer pour  prendre la meilleur décision et j’ai fait beaucoup d’amis réels ainsi!

  • Un message pour les membres de la tribu?

N’ayez pas peur d’être vous-mêmes! Acceptez-vous et respectez le choix des autres d’avoir liberté capillaire: avoir les cheveux crépus, bouclés, lisses, défrisés ou même la tête rasée. Ça n’importe pas, la seule chose qu’importe est être satisfaite avec vous même!

 

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